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Gyno Noël MIKALA - ET SI LA MUSIQUE VENAIT AU SECOURS DE LA LITTERATURE AU GABON : DU DESENCHAN... Version imprimable Suggérer par mail
15-02-2014
ET SI LA MUSIQUE VENAIT AU SECOURS DE LA LITTERATURE AU
GABON : DU  DESENCHANTEMENT A LA SATIRE DES MŒURS GABONAISES.

 
Gyno Noël MIKALA
IRSH/CENAREST
Libreville
 
Dans un pays à tradition orale comme le nôtre, la chanson est partout.
Elle cherche à "réenchanter" un monde. Ne dit-on pas que La musique
adoucit les mœurs? Voilà un aphorisme qui a bercé notre enfance et
accompagné, dans notre tendre intimité, nos premières mélancol ies et
tristesses devant la solitude. Pourtant, on peut aujourd’hui affirmer, sans se
gêner, que cette même musique est devenue depuis les années 1990, avec
l’avènement de l a démocratie, une menace pour le pouvoir politique
gabonais. Pour les jeunes gabonais d’aujourd’hui, la musique constitue tout
un vecteur de récriminations contre les logiques sociales et pol itiques en
vigueur -monopartisme, autocratie, corruption, inégalités social es- par leur
dimension textuelle
. Tout cel a est une part de la littérature qui fait que la
musique gabonaise inquiète et devient ce mauvais genre, l a satire. En effet,
La chanson aujourd’hui suscite une suspicion malgré la démocratie en raison
de son aspect manipulatoire. Si pendant l’ère du parti unique la chanson
était un allié, un lieu de propagande politique, elle a aussi été à l’origine