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Pierrette Affia HOUNDONOUGBO, Sègla Georges Serges ALOHOU, De l’aveu thérapeutique chez Freud à l’av Version imprimable Suggérer par mail
20-02-2017
De l’aveu thérapeutique chez Freud à l’aveu volontaire: Une réappropriation de l’aveu
Pierrette Affia HOUNDONOUGBO,
Département de Sociologie- Anthropologie, Université d’Abomey-Calavi.
Sègla Georges Serges ALOHOU,
Département de Philosophie, Université d’Abomey-Calavi.
 
Résumé: Les concepts de faute, de crime ou même de péché ne sont pas rares dans les conversations. Ces concepts sont d’autant plus fréquents que les rapports sont conflictuels. Si l’on admet que ces concepts traduisent des sentiments de trouble, de gêne ou de peine du côté de ceux qui les emploient, ainsi que des effets de frustrations du côté de ceux qu’on accuse, ne peut-on pas envisager que l’aveu qui en résulte, volontairement ou par contrainte, soit réparateur aussi bien pour la victime que pour le coupable, pour l’offensé que pour l’offenseur? Peut-on réduire l’aveu à sa dimension spirituelle, dimension à lui conférée par les religions (surtout celles importées) qui en ont fait un sacrement alors même qu’on peut y entrevoir, par le biais de l’humilité et de la vérité qui le conditionnent, une dimension morale? Nous basant sur ces acquis scientifiquement avérés, peut-on encore dénier à l’aveu, au plan psychosociologique, sa portée thérapeutique? Ces interrogations impliquent d’envisager l’aveu dans ses dimensions concentrique, horizontale et verticale comme participant de la paix, et nous font inscrire l’aveu au rang de problème vraiment philosophique parce que rejoignant la vision de Gusdorf G. (1984) qui considère que « frustre ou élaborée, ce que la réflexion recherche, c’est toujours un état de paix, de soi à soi, de soi aux autres et de soi au monde ».