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Tié Emmanuel TOH BI, Poétique tragique et tragédie, pour l’esquisse d’une poétique du tragique dans Version imprimable Suggérer par mail
27-11-2017
Poétique tragique et tragédie, pour l’esquisse d’une poétique du tragique dans la poésie négro-africaine; une illustration du microcosme ivoirien dans La Mère rouge de Cedric Marshall Kissy
 
Tié Emmanuel TOH BI
Département de Lettres Modernes
Université Alassane Ouattara.
 
Introduction.
 
Le concept de tragédie, enraciné dans la tradition antique grecque, de son étymologie tragos, désignait le bouc du sacrifice en l’honneur de Dionysos et autre dieu grec, en contrepartie des faveurs de la terre et, par-delà, de la nature. Cette logique cultuelle du bouc qui meurt pour le bonheur de la communauté donnait lieu à une mise en scène rituelle, s’offrant au spectacle édifiant du public initié. Ce fut le point intime de la consécration du théâtre, du grec thean, "regarder". Le théâtre, donc, fut, à l’origine, ce spectacle de dramatisation au sens d’une mise en scène cathartiquement offerte au public qui expérimente une intrigue dénouée par la délivrance de la communauté, au prix de la vie d’un héros étreint par un idéal enivrant. Le théâtre antique, par les écrits de Sophocle et d’Euripide, l’illustrent quand le théâtre moderne de la seconde moitié du XXe siècle, le relaie abondamment, après Racine et Corneille, au XVIIe siècle. On peut citer, à cet effet, Antigone de Jean Anouilh, La guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudou, Machine infernale de Jean Cocteau, Les mouches de Jean-Paul Sartre, pour ce qui est du XXe siècle, et, beaucoup plus tôt, Phèdre de Racine et Le cid de Corneille, au XVIIe siècle.
 
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