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14-12-2017
Conflits fonciers autour de l’activité hévéicole dans la sous-préfecture de Daoukro
(centre-est Côte d’Ivoire) 

OURA Kouadio Raphaël 
Géographe rural 
Centre de Recherches pour le Développement (CRD) 
Université Alassane Ouattara de Bouaké
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KOFFI Yao Jean Julius
Enseignant-chercheur 
Département de géographie
Université Alassane Ouattara de Bouaké 
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KOUAME Kouamé Félix 
Doctorant, géographe
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Résumé : La décennie 1980 a été marquée en Côte d’Ivoire par une crise cacaoyère. Cette
crise, fortement ressentie à Daoukro du fait du vieillissement des vergers, de la sécheresse,
des feux de brousse et de l’appauvrissement des sols, a favorisé le délaissement de cette
région par les paysans au profit de l’ouest ivoirien, la nouvelle boucle du cacao. Plus de deux
décennies après, on assiste à un retour des mêmes paysans à Daoukro, pour la pratique de
l’hévéa. Mais le développement de cette spéculation, sensée être une opportunité dans la souspréfecture,
engendre des conflits entre les acteurs. Cet article analyse les préoccupations liées actuellement à l’activité hévéicole notamment les crises foncières. La méthodologie a impliqué principalement une enquête auprès de 70 paysans répartis dans quatre villages et un guide d’entretien administré aux responsables de la Société Africaine des Plantations d’Hévéa
(SAPH) et aux autorités administratives et coutumières. 
 Les résultats de la recherche révèlent que l’intérêt accordé à cette culture par les
paysans et même des fonctionnaires, a engendré une course à la terre dans la région. Il en est
résulté une raréfaction des terres et une augmentation des tensions foncières. Ces tensions
sont surtout de types intrafamilial (82%), inter-villages (11,1%) mais aussi
autochtones/migrants (6,9%). Elles se manifestent par la destruction de cultures, des
interdictions de mettre les pieds sur les parcelles et des disputes autour de la terre. Ces conflits
sont si récurrents que les paysans recourent régulièrement aux autorités coutumières (71,67
%), administratives et judiciaires (28,33 %) pour les régler.