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Moussa KONE, Wapo Marechal SERI, Les frasques d’une immigration clandestine à Daloa dans le Haut Sas Version imprimable Suggérer par mail
08-01-2019

Les frasques d’une immigration clandestine à Daloa dans le Haut Sassandra-Cote d’Ivoire

Moussa KONE,

Enseignant-chercheur,

Université Jean Lorougono Guédé de Daloa,

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Wapo Marechal SERI,

Doctorant, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa,

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Résumé: L’immigration clandestine est devenue une question de société et suscite toutes les controverses compte tenu de son importance. Cet article qui à partir d’un cas spécifique de jeunes ivoiriens qui partent pour le « périr-ple » malgré les contraintes nombreuses. Comment se construit l’idée d’immigrer chez les jeunes de Daloa? Quels sont les risques encourus? A qui bénéficient à long terme ces voyages à risque? Cet article qui traite de l’immigration a pour objectif de découvrir les raisons de l’immigration des jeunes de Daloa en Côte d’Ivoire. L’enquête menée auprès de 17 jeunes de Daloa qui ont réussi le voyage et qui de temps à autre reviennent avec des documents officiels et qui estiment que le désarroi des jeunes face aux difficultés familiales est une raison valable qui les a poussés à immigrer avec les bénédictions familiales.

L’article amorce des réponses fondées sur une analyse de contenu, des observations et des collectes de données de terrain. La posture méthodologique s’appuie sur l’action collective. De l’analyse des données collectées sur le terrain, des observations et des ressources documentaires, il apparait clairement qu’au niveau social, les populations de Daloa comme ceux de la Côte d’Ivoire connaissent une accentuation du chômage, jusqu’en 2013, plus de 70% des jeunes entre 25 et 35 ans sont sans emploi. Après une décennie de crise ivoirienne qui a provoqué une désagrégation des infrastructures socio-économique de base, force est de constater que nos matières premières ne sont pas transformées localement. Il y a de moins en moins d’entreprises qui sont créées. Par conséquent, le taux de chômage est estimé à 25% selon les "réalités" locales marquées par le sous-emploi et l'emploi informel avec un seuil de pauvreté de 46,30% en 2015. Cette réalité à elle seule pousse nécessairement les jeunes ivoiriens à aller en Europe dans un contexte de corruption généralisée et de fuite de capitaux. Facteurs qui n’œuvrent pas au développement des conditions de vie socio-économique des populations.

Malgré tout, la résolution du problème de l’immigration clandestine au vu de ces risques passe par l’analyse de ces causes. Cela parait donc utopique et c’est pourquoi, compte tenu du fait que les bénéfices sont partagés, qu’il soit un mécanisme d’immigration clandestine organisée au niveau international. Nous sommes bien dans la mondialisation et les problèmes nationaux influencent absolument le niveau international.

Mots-clés : Côte d’Ivoire-Immigration clandestine-Jeunes à risque -Résiliences

 

 

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