Ingrid Sonya M. ADJOVI, Dualité oubli et mémoire des atrocités de la guerre pour la communauté de ré
20-02-2017
Dualité oubli et mémoire des atrocités de la guerre pour la communauté de réfugiés centrafricains vivant au Bénin et perspectives pour le développement
Ingrid Sonya M. ADJOVI, PhD
Sociologie-Anthropologie du Développement,
Ecole Nationale Supérieure des Sciences et Techniques Agronomiques de Djougou,
Université des Sciences, Arts et Techniques de Natitingou, Bénin.
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Résumé: Les communautés de réfugiés centrafricains du Bénin réunissent aussi bien les musulmans « Séléka » que les chrétiens « Anti-balaka ». La cohabitation de ces deux groupes rivaux sur le territoire béninois se fait pourtant sans violence contrairement à la réalité quotidienne en République Centrafricaine. La tragédie de la guerre et le spectre des atrocités commises et subies par ces deux communautés demeurent pourtant vivaces dans les esprits. Le devoir d’oubli et la volonté de vivre ensemble dans un autre pays implique une double obligation : celle de la responsabilisation des acteurs et celle du pardon. Dans une démarche sociologique, cette contribution analyse le processus de réconciliation des musulmans « Séléka » et des chrétiens « Anti-balaka » de nationalité centrafricaine, réfugiés au Bénin, et en déduit les enjeux pour le développement de leur pays et celui des autres pays africains. Pour ce faire, les résultats obtenus se présentent de la façon suivante : (i) les origines du conflit, (ii) le déroulement et le bilan du conflit, (iii) le refuge au Bénin et (iv) les enjeux pour le développement du pays.