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Angba Martin AMON, Ethique sociale et aide économique : l’humanisme sans visage de la bureaucratie. Version imprimable Suggérer par mail
31-12-2019
Ethique sociale et aide économique : l’humanisme sans visage de la
bureaucratie. 
Angba Martin AMON
Département de philosophie
Université Alassane Ouattara 
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Résumé : La réflexion sur l’aide économique nous d’y jeter un regard éthique pour mieux
appréhender sa fonction socialisatrice. L’institutionnalisation de cette stratégie de
développement  peut s’avérer contreproductif si les conditionnalités sous-jacentes à son
octroi, ne participent pas véritablement à l’autonomisation de l’individu et au progrès social.
L’idée de la portée sociale de l’aide en termes de production de la valeur ajoutée est
déterminante. La dimension humaniste qui se décline sous le vocable de l’aide, joue donne
toute la mesure de  l’éthique sociale dont la fonction est de restaurer une condition humaine
meilleure. Ce qui devrait nécessairement faire de l’aide un investissement susceptible de
transformer positivement la société humaine en opérant une reproduction socialement 
supérieure. La valeur de l’aide est donc irréductible à la croissance économique qu’elle
engendre, mais s’évalue à l’aune du rapport social dominant. C’est pourquoi nous devrions la
considérer dans sa fonction sociale comme la promotion de stabilité politique. Autrement dit,
elle doit permettre de générer la croissance et de lutter contre la pauvreté en vue d’instaurer
une sécurité de l’emploi. Mais aucun crédit  ne peut être accordé à l’aide si elle ne peut éviter
à la société humaine, les perturbations violentes des institutions démocratiques et freiner les
mécontentements qui peuvent ébranler l’ordre social. Dans ce sens, l’éthique sociale
recommande pour  tout individu le droit à la vie décente. Sans cela, le sens de l’aide
économique est dévoyé et perd ainsi son ancrage humaniste et normalisateur du lien social.  
Mots clés : développement, économie, moralisation, normalisation, stratégie 
Abstract: Reflection on economic aid we take an ethical look to better understand its social 
function. The institutionalization of this development strategy can be counterproductive if the
conditions underlie its granting, and does not really go to individual autonomy and social
progress. The footprint of the social reach of aid in terms of added production is crucial. The
humanist dimension, which comes under the term aid, plays on the measure of social ethics
whose function is to restore a better human condition. This should make aid an investment
that can positively transform human society into socially superior reproduction. The value of
aid is therefore irreducible to economic growth, it is committed, but it is at the value of the
dominant social relationship. This is why we consider its function in promoting political
stability. In other words, it must help to grow and fight against poverty in order to secure
employment. But no credit can be given to help if it can not avoid human society, the violent
disturbances of democratic institutions and the brakes that can rise the social order. In this
sense, social ethics recommends to everyone the right to a decent life. Without this, the
meaning of economic aid is conveyed and thus restores its humanist and normalizing anchor
of the social bond. 
Key words: development, economy, moralization, standardization, strategy