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Youssouf KOUMA, La problématique de la sorcellerie: Questionner une réalité épistémique complexe Version imprimable Suggérer par mail
31-12-2019
La problématique de la sorcellerie: 
Questionner une réalité épistémique complexe 
Youssouf KOUMA

Maître de Conférences 
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Résumé : La sorcellerie est un vrai défi pour la réflexion eu égard à la polysémie de sa 
représentation sociale. Perçu comme un fait social, une pratique occulte au plan métaphysique et
mystique, une politique idéologique du complot,  ou encore comme le mal absolu, le phénomène
de la sorcellerie pose la question de son existence et de son intelligibilité. La science semble s’en
détourner! Nul n’est censé avoir vu réellement un sorcier et pourtant tout le  monde semble en
parler presque. Sa représentation sociale maléfique et son existence épistémique relevant de la
pratique nocturne entre initiés, au cours de laquelle les adeptes sorciers captureraient l’âme d’une
personne à forte valeur sociale et charismatique : le sorcier s’attaquerait aux meilleurs. Ce qui en
ferait une communauté aristophage. Le problème: ceux qui en parlent ne semblent jamais avoir
vu un sorcier, à quoi il ressemblerait. Ceux qui sont censés être  des sorciers jurent sur le cœur ne
rien savoir. Selon une idée bien reçue, le sorcier n’avouerait jamais son crime, encore moins sa
pratique. Entre approches positiviste et réaliste naît la polémique, signe d’un conflit de
paradigme. Cette situation augure d’un questionnement critique sur les difficultés épistémiques
sur la complexité du phénomène de la sorcellerie. 
Mots-clés : Afrique, sorcellerie, sorcier, rationalité sorcellerique, conflit  de paradigmes,  
Abstract: Witchcraft is a real challenge for reflection in view of the polysemia of its social
representation. Perceived as a social fact, an occult practice on the metaphysical and mystical
plane, an ideological policy of conspiracy or as absolute evil, the phenomenon of witchcraft
raises the question of its existence and intelligibility. Science seems to be turning away from it.
No one issupposed to have actually seen a wizard and yet every one seems to be talking about it
almost. Itsevil social representation and its epistemic existence related to night practice between
initiates during which the sorcerer adepts would capture the soul of a person with high social and
charismatic value: the wizard would attack the best; Which would make it an aristophage
community. The problem: those who talk about it never seem to have seen a wizard, what he /she
would look like. Those who are supposed to be witches swear on their hearts not to know
anything. According to a well-received idea, the sorcerer would never confess his crime, let alone
his/ her practice. Between positivist and realistic approaches, controversy is born, a sign of a
paradigm conflict. This situation augurs a critical questioning of the epistemic difficulties on the
complexity of the phenomenon of witchcraft. 
Keywords: Africa, sorcerer, witchcraft, paradigm conflict, witchcraft rationality